Les propriétés écologiques du chanvre

Le chanvre n’est pas un phénomène de mode. Il fut utilisée pendant des millénaires pour ses qualités et devient une plante indispensable pour le développement durable grâce à ses bénéfices écologiques. Voici les différentes propriétés écologiques du chanvre.

La culture du chanvre est totalement écologique

Une plante naturelle.

La culture du chanvre est écologique. Elle ne nécessite pas d’additifs naturels ou chimiques pour aider à la croissance de la plante. Le chanvre se défend par lui-même des différentes agressions extérieures comme les insectes et les moisissures. Les producteurs n’ont besoin d’utiliser ni engrais, ni insecticides, ni pesticides, ni fongicides pour protéger la récolte. Le résultat est simple. La culture du chanvre est saine. Tous les composants de la plante, dont les graines et les fibres, sont sains, naturels et écologiques.

Le chanvre entretien les sols.

Cultiver du chanvre dans un champ est une excellente technique pour entretenir les sols et les préparer à de futures cultures. Il arrive à maturité rapidement, en 100 jours, ce qui laisse la possibilité aux agriculteurs de réutiliser le champ.

La culture du chanvre est aussi considérée par certains agriculteurs avoir plus de bénéfices pour les sols que de laisser la parcelle en jachère. En effet, le réseau de racines du chanvre et sa capacité d’absorption de l’eau empêchent les mauvaises herbes de se répandre. De plus, les feuilles du chanvre qui tombent, sont un excellent engrais naturel pour le sol.

Le chanvre absorbe du gaz carbonique.

La planète fait face à des excès de dégagement de CO2 dans l’atmosphère. Les forêts jouent un rôle important dans la capture de ce CO2. Malheureusement les forêts sont en diminution dues aux déforestations massives. Le chanvre se pose en solution idéale pour aider à réduire les problèmes de gaz carboniques car il capte énormément de CO2. Selon des analyses récentes, un hectare de chanvre absorberait plus de CO2 qu’un hectare de forêt.

Pousse à toutes les latitudes.

Le chanvre à la capacité de pousser dans toutes les régions tempérées du globe. Sa taille peut varier de 1,50m à plus de 6m, selon l’espèce et sa région. Cette facilité à être cultivé partout favorise à réduire les distances de transport pour relier le producteur du consommateur. Moins de transport conduit à moins de pollution.

La transformation du chanvre : un procédé industriel naturel.

Les textiles en chanvre sont fabriqués avec les fibres du chanvre. La plante est naturellement écologique et passe par une transformation industrielle pour séparer les fibres du reste de la tige. Ce procédé de transformation s’appelle le rouissage. Il y a trois différents procédés de rouissage. Ils dépendent de l’utilisation future des fibres, soit pour faire du papier, des matériaux de construction ou du textile. Les procédés pour le papier et la construction sont mécaniques. Le procédé pour le textile est enzymatique.

Le procédé de transformation enzymatique.

Les fibres de chanvre sont utilisées dans le textile pour leurs propriétés naturelles et écologiques. Il est donc nécessaire que les fibres qui sortent du rouissage le soient encore. Les techniques de rouissage enzymatique qui laissent les fibres saines et naturelles existent et sont utilisées depuis plusieurs années.

La tige du chanvre contient la chènevotte (intérieur de la tige), les fibres et des éléments qui lient l’ensemble. Comme les fibres sont soudées entre elles et au reste de la plante par des éléments insolubles, il est nécessaire d’éliminer ces éléments insolubles pour ne garder que la fibre. Là interviennent pendant le rouissage des enzymes qui détruisent par fermentation ces matières liantes.

L’industrie du chanvre produit des fibres de plus en plus saines et résistantes.

Les enzymes sont très régulièrement employées par les industriels, certaines sont saines et naturelles, d’autres beaucoup moins. Concernant celles utilisées par l’industrie du chanvre, grâce aux recherches effectuées et aux avancées technologiques, il existe désormais des enzymes écologiques qui nettoient la fibre, ne l’endommage pas et la renforce. Les travaux du Dr Sung en 2004 au Canada ont grandement fait avancer les découvertes. Depuis, les recherches ont encore progressé pour donner des résultats encore plus naturels tout en conservant toute la résistance des fibres.

Il n’existe pas encore aujourd’hui de procédé enzymatique parfait. Les techniques se perfectionnent, mais aucune ne rend des fibres totalement libérées des éléments qui les soudent au reste de la tige. Les substances qui entourent la fibre sont naturelles et non toxiques mais ont besoin d’être éliminer pour rendre la fibre encore plus douce. Les recherches continuent pour trouver des enzymes qui purifient parfaitement les fibres, sans les endommager, tout en restant écologique.


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